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CANCER du COL : Le home-test HPV pourrait faire la différence

Actualité publiée il y a 19 min 1 sec
PLoS Medicine
Ce nouvel auto-test HPV pourrait améliorer significativement le dépistage du cancer du col de l'utérus (Visuel Fotolia 178724702)

Il ne s’agit pas de remplacer le frottis, mais cette nouvelle méthode, soutenue par une équipe de biologistes du Karolinska Institutet (Suède) et de l'Université Queen Mary de Londres pourrait améliorer significativement le dépistage du cancer du col de l'utérus. Cet auto-test pour le virus du papillomavirus humain (HPV), documenté dans la revue PLoS Medicine, pourrait permettre de stratifier les femmes en 3 groupes à risque et donc de mettre en œuvre une surveillance rapprochée pour les femmes à risque élevé.

 

L’un des auteurs principaux, Jiayao Lei, professeur d'épidémiologie médicale et de biostatistique et au Département des sciences cliniques du Karolinska affirme que « l'auto-test pour le papillomavirus humain (HPV) est un élément majeur du dépistage du col de l'utérus ». Une équipe canadienne avait d’ailleurs déjà envisagé d’intégrer l’autoprélèvement dans le dépistage de ce cancer, via le HPV.

 

L'étude est menée auprès de 855 femmes à auto-test HPV positif, soumises ensuite à un prélèvement clinique (frottis) et à un examen cytologique. L’analyse révèle que :

 

  • 71 participantes soit 8,3 % présentaient une pré-lésion cancéreuse a minima et jusqu’à un cancer avancé du col de l'utérus ;
  • le test a permis une stratification du risque basée sur la variante du virus HPV et la charge virale  présente dans l'auto-test ;
  • ainsi, les participantes ont pu être « classées » dans 3 groupes à risque : risque élevé, moyen et faible ;
  • environ 40 % des femmes du groupe à risque élevé ont bien reçu un diagnostic de précancer ou de cancer avancé du col de l’utérus nécessitant un traitement. Ces participantes ont été orientées vers des examens plus poussés ;
  • plus de la moitié des participantes avec auto-test positif appartenaient au groupe à faible risque, avec une probabilité de 4 % de recevoir un diagnostic de précancer ou de cancer du col avancé, à 12 mois : ce groupe devrait donc se faire tester à nouveau après 12 mois ;

La stratification du risque améliore le dépistage

Alors que l’évaluation du risque peut être effectuée immédiatement après l’auto-test HPV, sans nécessiter d’autres analyses de laboratoire, elle peut permettre d’orienter plus vite les femmes détectées comme à risque, mais plus largement permettre un dépistage du cancer du col de l’utérus primaire, dans les pays à revenu faible et intermédiaire.

 

Une étude en population générale de ce dépistage par autotest va être lancée en Suède et de prochaines recherches vont regarder comment cet auto-test pourrait être combiné à d'autres marqueurs, pour mieux orienter les femmes testées HPV-positives.


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