PERTE de POIDS : L’exercice modéré coupe-t-il ou stimule-t-il l’appétit ?

Si la pratique de l’exercice est bénéfique au maintien d’un poids de santé, les études s’accordent aujourd’hui sur le fait qu'à lui-seul, l’exercice, ne peut faciliter une perte de poids durable. Par ailleurs, considérer l’exercice comme uniquement un outil de perte de poids serait oublier ses bienfaits sur la santé physique et mentale. Cette recherche à contre-courant révèle que l’exercice, à condition de rester d’intensité modéré induit un effet cependant, sur la prise alimentaire : il coupe l’appétit. L’équipe de l’Université Murdoch (Australie) décrypte ce processus, dans les Physiological Reports.
Cet effet de l’exercice d’intensité modérée passe par la fluctuation des niveaux d’hormones et la perception de l’appétit, ici chez des participants souffrant d’obésité. Ainsi, les auteurs parlent même de
« l’effet aigu de l’exercice sur les facteurs liés à l’appétit »
et documentent une nouvelle perspective de gestion du poids. L’un des auteurs principaux, Timothy Fairchild, professeur de nutrition à la Murdoch University relève que ces nouvelles conclusions confirment des travaux antérieurs de la même équipe, suggérant déjà des avantages de l’intégration d’exercices réguliers modérés dans la routine quotidienne pour la gestion et la perte de poids.
Tout est une question d’intensité de l’exercice, dans la perspective de la gestion du poids
L’exercice aide à brûler de l’énergie mais augmente également la faim donc l’apport énergétique par la suite. Mais c’est surtout le cas avec l’exercice de haute intensité.
L’étude, pilote, menée auprès de 11 participants souffrant d’obésité a évalué l’apport alimentaire et l’appétit et suivi les changements, avec l’exercice, dans les niveaux des hormones impliquées dans l’appétit. L’analyse révèle que :
- un exercice d’intensité modérée entraîne même des effets immédiats et bénéfiques sur le contrôle de l’appétit chez des participants obèses.
L’étude est donc à contre-courant non seulement sur l’apport possible de l’exercice sur la gestion du poids, mais aussi vis-à-vis du succès grandissant des nouveaux médicaments de perte de poids, dont les agonistes du GLP-1.
« Les facteurs de mode de vie jouent toujours un rôle important et pertinent pour la santé et plus particulièrement le maintien d’un poids de santé. Il ne faut pas l’oublier »,
concluent les auteurs.
D’ailleurs, l’étude montre que les hormones qui augmentent après l’exercice sont les mêmes que celles imitées par ces médicaments « agonistes » indiqués aujourd’hui pour la perte de poids.
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