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OBÉSITÉ : La vitesse de marche, le bon indicateur de santé métabolique

Actualité publiée il y a 6 jours 8 heures 47 min
Scientific Reports
Chez les personnes souffrant d’obésité, tout particulièrement, ou plus âgées, la vitesse de la marche perçue se révèle un indicateur simple et fiable de l’état de santé métabolique (Visuel Adobe Stock 429992570)

Chez les personnes souffrant d’obésité, tout particulièrement, ou plus âgées, la vitesse de la marche perçue se révèle un indicateur simple et fiable de l’état de santé métabolique -et de l'état de santé général. C’est la conclusion de cette étude menée à l’Université Doshisha (Japon) et publiée dans les Scientific Reports : la vitesse de marche même subjective est un outil on ne peut plus simple et qui ne nécessite aucun équipement pour détecter chez un patient en surpoids ou par le patient lui-même, le risque métabolique.

 

La vitesse de marche peut apporter de nombreuses indications sur la santé, allant au-delà de la simple mobilité, et à tel point qu'elle est considérée comme le « sixième signe vital ». De précédentes recherches ont ainsi suggéré qu’une vitesse de marche lente est corrélée au développement de troubles cardiovasculaires et à un risque accru de mortalité chez les personnes âgées.

L’idée d'une intervention plus précoce pour prévenir les troubles métaboliques associés à l’obésité

L’étude est menée auprès de 8.578 personnes obèses (l’obésité étant définie par l’indice de masse corporelle ou IMC), auprès de 9.626 personnes ayant un tour de taille élevé et 6.742 répondant aux 2 critères IMC et tour de taille. Les participants devaient répondre à une seule question :

« Votre vitesse de marche est-elle plus rapide que celle de votre âge et de votre sexe ? »

En fonction de leurs réponses, les participants étaient classés comme marcheurs « rapides » ou « lents ». L’analyse de cette simple évaluation subjective de la vitesse de marche montre que :

 

  • une vitesse de marche subjectivement perçue comme rapide est associée à un risque plus faible de troubles métaboliques ;
  • précisément, les participants s’identifiant comme des marcheurs rapides présentent un risque réduit de 30 % de diabète et une réduction plus faible mais significative du risque d’hypertension et de dyslipidémie.

 

Ainsi, une simple question d’autoévaluation de la vitesse de marche, en soins primaires et au cabinet du médecin, peut déjà, chez les personnes en surpoids permettre une première détection du risque cardiométabolique

« Même les personnes obèses, qui présentent un risque plus élevé de maladies métaboliques, ont moins de risques d’hypertension, de diabète sucré et de dyslipidémie si elles déclarent une vitesse de marche subjective rapide », concluent les auteurs.

 

Quelle explication ? A l’évidence, les personnes qui marchent vite sont en général plus en forme et présentent un risque plus faible de maladies métaboliques. En plus de permettre de réduire le risque de maladies métaboliques, une marche plus rapide, même subjectivement permet de prévenir une sorte « d’effet domino métabolique », où l’obésité conduit à la sédentarité puis aux maladies chroniques comme les maladies cardiovasculaires…ou la démence.

 

Enfin, la simplicité et l’accessibilité de cet « outil » permettent une application universelle dans les milieux cliniques et de santé publique.


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